Décryptage

2 min

Zoom sur 4 profils atypiques pour valoriser votre parcours professionnel

Passer un entretien d’embauche, c’est un peu comme passer un examen. Il ne faut pas laisser passer sa chance. Et cela se prépare. Le discours doit être clair, le sujet maîtrisé et le stress sous contrôle. Ce n’est pas simple et cela peut se compliquer quand on a un profil atypique. Jeunes entrants sur le marché du travail, seniors, reconvertis ou revenants d’une longue période d’inactivité, voici quelques pistes pour apprendre à valoriser tous les parcours professionnels et leurs points forts.

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4 conseils pour 4 profils atypiques

1. C’est votre premier emploi  ? 

Que vous soyez diplômé ou non, chercher un premier emploi est un exercice complexe, qui demande de faire un point sur vos points forts, mais aussi sur certains points de vigilance.  Rassurez-vous : ce n’est pas parce que vous recherchez du travail pour la première fois que vous seriez inexpérimenté : stage, bénévolat, job étudiant, activités extrascolaires… voilà autant d’expériences qui vous ont appris sur le monde du travail. 

Et vous pouvez les valoriser en montrant ce que chacune vous a apporté : travail en équipe, persévérance, qualité d’organisation, prise de parole en public, résolution de problèmes, relation clients... En un mot, il ne faut pas confondre manque d’expérience professionnelle et manque de professionnalisme. 

Pour chaque expérience de vie, listez ce que vous en retenez de positif, essayez d’identifier la qualité associée, et illustrez-la d’un exemple concret. 

2. Vous vous préparez à la reprise après une longue période d’inactivité  ? 

Congé maternité, année sabbatique, incident de parcours ou problème de santé, il n’y a pas de mauvaise raison, mais simplement de mauvaises façons d’en parler.  

La première erreur à éviter est de changer la réalité. Avec internet, beaucoup de recruteurs vérifient les références, et aucun mensonge ne reste caché bien longtemps.  Misez sur l’honnêteté. Choisissez ce qu’il est intéressant de partager et soyez en mesure de le justifier.  Le deuxième écueil serait d’en parler négativement, ou sous le coup de l’émotion. Veillez à aborder les informations de façon neutre et factuelle.  Enfin, une période d’inactivité professionnelle ne doit pas être perçue comme une période d’oisiveté. Expliquez de façon didactique ce que vous avez fait durant cette période et valorisez chaque prise d’initiative telle qu’une formation, un travail associatif, l’organisation d’évènements ou tout apprentissage particulier. 

3. Vous sortez d’une reconversion professionnelle  ? 

Le moteur d’une reconversion résulte souvent d’une perte de sens ressentie dans son travail, et qui devient insupportable à vivre au quotidien. Bien qu’elle soit de plus en plus courante, la reconversion est parfois difficile à vivre. Elle requière de l’introspection, de l’objectivité et de la confiance en soi. Ici, le plus dur est de trouver l’équilibre entre expérience passée et statut de débutant. Vous devez être à l’écoute des doutes que le recruteur pourrait manifester et le rassurer. L’astuce est de parler de vos différentes expériences de façon très factuelle en valorisant une logique de parcours précise. Pour cela, utilisez la méthode de l’entonnoir, en allant du plus général au plus précis, en suivant un même fil conducteur.  

Par ailleurs, si l’emploi auquel vous postulez est a priori très différent du précédent, certaines tâches peuvent y faire appel aux mêmes compétences. Par exemple, l’esprit de synthèse peut servir à une multitude de tâches, et donc d’emplois. En entretien, il peut s’avérer judicieux de mettre en avant ces compétences que vous avez acquises et que recherche le recruteur, tout en les liant à la recherche de sens de votre nouvelle orientation. 

Enfin, au-delà des compétences, une reconversion professionnelle requière des qualités fortes que vous pouvez mettre en avant : la motivation, la résilience et le pouvoir de se remettre en question. 

4. Vous avez plus de 50 ans  ? 

Plus on avance dans l’âge, plus le CV est étoffé. Paradoxalement, c’est là la principale difficulté en entretien pour les plus de 50 ans. Vous pourriez en effet être tenté de vouloir tout dire, et vous risquez alors de perdre votre interlocuteur en cours de route. Pour rester concis et clair, il est recommandé de lister vos différentes expériences, noter les trois gros points positifs de chacune et d’en tirer les similarités d’un poste à l’autre. Ainsi plutôt que de décrire chaque expérience, vous pouvez en détailler une seule en raccrochant brièvement les autres à celle-ci. Pour les plus âgés, préférez un résumé de votre parcours professionnel par compétences acquises, plutôt que par récit chronologique. Ainsi, vous pourrez montrer plus facilement en quoi vous correspondez aux besoins du recruteur, grâce à un exemple concret pour chaque compétence.  

Par ailleurs, les plus de 50 ans ont parfois à contrer les préjugés que les recruteurs ont sur les seniors en entreprise : la difficulté à s’adapter ou à se former à de nouvelles techniques, le manque de résistance à l’effort etc. Pour faire tomber ces barrières,  identifiez les défis que vous avez su relever dans votre carrière ou votre vie personnelle : apprendre à nager à 50 ans, reprendre des études en cours du soir etc. Ces expériences ont de la valeur, n’hésitez pas à en parler !    

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